Nouveaux Mandalas
Du 13 octobre au 11 novembre 2006 Vernissage et cocktail le jeudi 12 octobre de 18h à 21h Signature de livres par l'auteur les jeudi 12 et vendredi 13 octobre de 17h à 19h
Mandala et 3ème Œil Dans les nombreuses formes qu'a empruntée la Spiritualité asiatique, et notamment dans le Bouddhisme, l’Eveil est nommé "l’ouverture du troisième œil". En effet, pour les orientaux nous avons trois yeux : deux yeux humains, plus un troisième œil, immense, à l'ouverture sans limite, qui ne cille pas, ne se ferme jamais. Cet œil n’en est pas vraiment un puisqu’il est immatériel ; il s’agit plutôt d’un espace d’accueil dans lequel le monde se reflète, tout à fait comme un miroir. C'est ainsi qu'au premier abord m'apparaissent les Mandalas de Jacques Brosse. Une figuration de notre troisième Œil.
Tout cercle se compose d'un centre et d'une périphérie. Comme dans le cas du labyrinthe ou de l'objet fractal avec lesquels on a parfois noté une certaine parenté, c'est le centre du Mandala qui attire le regard. Alors que le pourtour, l'iris coloré, est perceptible par les sens et se définit dans le temps et l'espace, le milieu, le point central reste un mystère échappant à toute représentation, un trou noir, tout comme la pupille, petit orifice circulaire régi par un diaphragme qui capte les rayons lumineux.
Projetés verticalement en trois dimensions, le cercle et le point deviennent cône, cylindre ou tube dont l'extrémité se perd à l'infini : vortex, canal, ou mieux, sphère totalisante. C'est ici que les Mandalas de Jacques Brosse deviennent prodigieusement intéressants. Car, de fait, les peintures qu'il nous livre sont les représentations de la lumière qui nous vient de l'autre côté. Les yeux de Jacques Brosse sont des lacs qui scintillent au soleil. Ils invitent au plongeon dans les eaux originelles, eaux qui lavent, purificatrices car les yeux sont miroir de l'âme, porte ouverte vers Dieu.Comme l'atteste la Tradition à maintes reprises, les yeux ne sont pas faits pour voir mais pour éblouir. Pour faire rayonner la puissance de tous les astres, de tous les mondes en révolution qui brûlent d'une intensité telle que les mots sont impuissants à la décrire.
Cette lumière doit parcourir le chemin qui va jusqu'aux yeux, elle nous parvient, filtrée par le regard et le pinceau de Jacques Brosse, baignant le cosmos d'une douce et magnétique clarté. Lumière élyséenne surgie des profondeurs intimes de l'âme réfractant autour d'elle l'amour divin en mille rayons colorés : que celui qui croise ce regard s'éveille et s'émerveille. Que son Œil intérieur s'ouvre à son tour et rayonne : c'est tout l'enjeu de ces Mandalas. Marc Higonnet Galerie Métanoïa
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