
Jonathan Shimony vit au paradis. Le paradis qu’il habite dès qu’il installe son chevalet et se met à peindre.
Animé par la volonté de partager l’émotion qu’il éprouvait au contact de la nature, Jonathan Shimony se désolait de l’agitation et la laideur qui s’étalaient sous les fenêtres de son atelier.
C’est alors qu’il leva les yeux au ciel. Dans l’espace sans fin qui se présentait à lui, il avait trouvé le sujet rêvé pour sa peinture : la beauté qui compénètre le firmament. Les variations de lumière, les formations nuageuses en perpétuelle évolution, les couleurs tantôt vives, tantôt apaisées ; tout contribuait à le porter vers les ultimes sommets ou se cache l’esprit.
Jonathan Shimony
Avec obstination, Jonathan Shimony se mit à portraiturer le ciel. Chaque changement dans la physionomie céleste demandait à être immortalisé dans la spécificité de ses conditions particulières. Figuration et abstraction se mélangent dans ce travail, stimulant tout un spectre d’émotions synesthétiques.
Alors que la technologie nous déborde de toutes parts, c’est délibérément que Jonathan Shimony à choisi pinceaux et couleurs pour seuls moyens d’expression, témoignant ainsi de la capacité de tout un chacun à ressentir puis à exprimer, à l’aide des outils les plus simples, le don sublime qui s’offre à nous chaque jour. Ce don n’est autre que la force même qui anime le cosmos, précondition absolue à toutes nos activités, parmi lesquelles, et notablement, celle de rêver du paradis.